De la zoothérapie pour les élèves en difficulté de St-Laurent

Benoit Sabourin
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L’école St-Laurent a accueilli ce matin, pour une deuxième semaine consécutive, une zoothérapeute. L’idée? Faire du bien aux enfants aux prises avec des difficultés d’apprentissage.

Le projet est né dans la tête de Renée Aubry, une enseignante en arts dramatiques et anglais à l’école sise sur la rue Bélanger dans le secteur de Buckingham. C’est après avoir vécu de grands problèmes personnels et s’être dotée d’un chien (Oréo, un mélange de Labrador et de Golden Retriever), que l’enseignante a réalisé les bienfaits d’avoir un animal de compagnie.

«Je me suis dit que ça pourrait être intéressant d’essayer la zoothérapie avec les élèves en difficulté de l’école et les titulaires de groupes ont trouvé l’idée super bonne», raconte-t-elle.

L’école St-Laurent compte deux classes langagières dans ses rangs. Un total de 25 élèves qui souffrent de dysphasie ou encore de troubles d’opposition. Francine Guiet, zoothérapeute, est venue leur rendre visite à deux reprises depuis deux semaines. Armée de son équipe animale, un chien, un oiseau, un lapin, un chat et un cochon d’inde, la dame en est à une première incursion dans une école de l’Outaouais. Elle visite également des centres hospitaliers de soins de longue durée en plus des clients privés.

«Il y a plusieurs volets à la zoothérapie, explique celle qui est membre de la Corporation des zoothérapeutes du Québec. Ça peut être thérapeutique comme éducatif. Par exemple, je peux utiliser l’animal pour entrer en conversation avec la personne que j’essaie d’aider. Pour un enfant hyperactif, ça peut vouloir dire de se concentrer ou de garder le focus sur une activité spécifique. Dans un atelier éducatif comme aujourd’hui, le but c’est d’apporter les connaissances sur les animaux.»

L’arrivée d’animaux dans une classe est généralement toujours bienvenue par les élèves. Un fait qu’ont constaté les enseignantes des deux groupes de l’école St-Laurent ainsi que Mme Aubry. Mais l’effet semble encore plus fort auprès des élèves présentant différents troubles. «Il y a un élève avec un trouble d’opposition qui est super content quand les animaux sont là, raconte Mme Aubry. C’est la preuve que ça peut réussir.»

Et chaque cas est unique. Il faut donc adapter les différentes approches selon le problème que l’on veut régler. Une grille d’observation du comportement des enfants a été créée pendant les deux sessions.

«Un des élèves qui ne parlent généralement pas beaucoup s’est mis à parler, raconte Mme Guiet. Chaque enfant est particulier. Pour certains, il faut travailler leur affirmation de soi. Pour un autre, ce sera de parler poliment et de traiter l’animal avec respect. Avec le temps, je vais stimuler les enfants selon leur propre objectif.»

Si les deux sessions tenues ces dernières semaines ont emballé les enseignantes, Mme Aubry souhaite maintenant qu’un projet à long terme se développe en lien avec la zoothérapie. Elle compte monter un dossier qui lui permettra d’aller chercher des subventions supplémentaires.

Organisations: école St-Laurent

Lieux géographiques: Rue Bélanger, Secteur de Buckingham, Labrador

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