L'agression sexuelle, ça touche aussi les personnes ayant une déficience intellectuelle…

Marie Pier
Marie Pier Lécuyer
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La violence sexuelle touche beaucoup de monde. Et quand il est question d'une personne ayant une déficience intellectuelle, les chiffres grimpent en flèche. Afin de prévenir de telles situations, le Centre d'aide et de lutte contre les agressions sexuelles (CALAS) a lancé un atelier de prévention des agressions sexuelles auprès des personnes ayant une déficience intellectuelle.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Une femme sur trois sera victime d'agression sexuelle après l'âge de 16 ans. Chez les femmes ayant une déficience intellectuelle, c'est de 7 à 9 femmes sur 10 qui auraient vécu au moins une agression sexuelle au cours de leur vie.

 L'atelier lancé dans le cadre de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle sera offert notamment par le biais d'organismes qui travaillent auprès de personne ayant une déficience intellectuelle.

 Le CALAS offre déjà ce type d'ateliers, notamment dans les polyvalentes. Mais cette fois-ci, le tout sera adapté à la clientèle. «Pour faciliter l'interaction et l'intégration de l'information, on y est allé avec de plus petit groupe, avec un maximum de dix personnes», affirme Michèle Diotte, du CALAS.

 Le langage y sera aussi adapté et simplifié afin que le contenu de l'atelier soit mieux assimilé par les participants. De courtes activités interactives permettront aux personnes présentes de s'exprimer et d'interagir. Durant l'activité, les participants y apprendront notamment ce qu'est une agression sexuelle et quoi faire pour se protéger. Le but de l'atelier est aussi de permettre aux personnes ayant une déficience intellectuelle de connaître leurs droits et de comprendre la notion de consentement.

 Les intervenants apprendront quant à eux comment recevoir un dévoilement d'agression sexuelle. «On veut aussi que les intervenants qui les côtoient quotidiennement se sentent outiller à recevoir ce dévoilement-là», ajoute Michèle Diotte.

«La plupart du temps, ce sont des personnes ayant une relation de confiance ou une position d'autorité» Joëlle Trahan

 Par ailleurs, dans 40% du temps ce sont des intervenants près de la personne ayant une déficience intellectuelle qui vont commettre l'agression, que ce soit des amis, de la famille, un voisin, un chauffeur de transport adapté, un conjoint ou une autre personne ayant une déficience intellectuelle. «La plupart du temps, ce sont des personnes ayant une relation de confiance ou une position d'autorité», indique Joëlle Trahan, du CALAS.

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  • Suzanne Dussault
    21 mars 2012 - 09:06

    J'aimerais féliciter CALAS pour avoir mis sur pied un programme de prévention pour les agressions sexuelles destinés à la clientèle déficiente intellectuelle. J'ai moi même une jeune adulte trisomique de 20 ans, naïve et immature qui pourra je l'espère bénéficier de ce programme. Est-ce que ces ateliers seront offerts dans les écoles? Je crois qu'elles devraient l'être et faire parti du programme scolaire régulier des classes dites « spéciales». Suzanne Dussault