La recette est pourtant simple

Roch Cholette
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Un édifice municipal s'écroule. Le maire se dit rassuré que le poids de la neige sur le toit ne soit pas en cause. Bien sûr, il se fie sur l'opinion d'experts.

Roch Cholette

Il nous indique qu'une enquête est lancée pour déterminer les raisons de cet effondrement mais il avance que de toute façon, l'édifice en question, le 81, rue Hanson, dans le secteur Hull, figure sur une liste d'édifices fragilisés à être démolis. Plutôt que de rassurer les citoyens, le maire, par cette déclaration malhabile, démontre que les fonctionnaires ont pris le contrôle de l'hôtel de ville. Pensons-y, un bâtiment s'écroule au centre-ville de Gatineau et par miracle, ne fait aucun blessé ou mort. La réaction de Marc Bureau est de dire qu'il connaissait l'état des lieux et que six autres bâtiments composent la liste noire de bâtiments dangereux.

Il poursuit en refusant de condamner ces autres bâtiments et en interdire l'accès sous prétexte que ces mêmes experts l'ont assuré de leur sécurité et qu'il ne voudrait surtout pas remettre en cause l'avis de ses fonctionnaires. Ce sont ces mêmes fonctionnaires qui ont inspecté le bâtiment écroulé et qui ont rédigé quelques mois auparavant, un rapport complaisant sur son état.

Encore une fois, le maire s'est fié à son DG et encore une fois il l'a laissé tomber. Le directeur général a fourni des informations fragmentaires au maire. Il a mis son maire dans une situation ou celui-ci paraissait encore une fois dépassé par les événements.

Pourtant, le mode d'emploi politique dans une situation de ce type est simple. Il se résume à trois mots: présence, compassion et action. Voici la recette: le lendemain, sinon le soir même de l'événement, le maire et la conseillère du quartier se rendent sur place et émettent les commentaires suivants: "Nous sommes troublés par la situation mais soulagés que personne n'ait subi de blessures. Nous sommes navrés des dommages matériels occasionnés par cet effondrement et la ville prendra ses responsabilités en cette matière.

Ce bâtiment, comme six autres propriétés de la ville, se trouvent sur une liste de bâtiments à être détruits. En vigueur immédiatement, l'accès à ces bâtiments sera interdit et un périmètre de sécurité sera érigé autour des lieux.

Nous avons demandé au directeur général de nous fournir un rapport d'ingénierie indépendant attestant de la sécurité des six bâtiments en cause. La sécurité des citoyens et des employés de la Ville de Gatineau est notre priorité numéro un."

Malheureusement, les réflexes politiques et administratifs ne sont simplement pas présents à la Maison du citoyen. Il est grand temps que le maire mette son poing sur la table. Les gaffes de l'administration gatinoise sont trop nombreuses pour laisser aller les choses. En plus de ce triste épisode, prenons à témoins les difficultés du complexe sportif, la saga de l'aréna Guertin, le manque de planification des travaux sur Maloney ou encore le célèbre code de vie.

Les politiciens gatinois sont tributaires de ce ‘’je m’en foutisme’’ de la fonction publique. Marc Bureau doit secouer son administration, et il doit le faire en secouant d’abord son directeur général. Mais Marc Bureau ne le fera pas puisqu'il doit vivre avec les conséquences d'avoir procédé en catimini, avec ses pantins les plus fidèles, à l'évaluation annuelle du DG. Et il doit maintenant vivre avec sa mollesse

Organisations: Marc Bureau, Ville de Gatineau, Maison du citoyen

Lieux géographiques: Rue Hanson, Secteur Hull

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