L’évènement qui n’en est pas à son coup d’essai, a permis aux futurs élèves, à leurs parents ainsi qu’aux simples visiteurs en quête d’informations, d’avoir un large aperçu des programmes et formations proposés.
Les cinq centres qui ont ouvert leurs portes (Vision-Avenir, CFP de l’Outaouais, CFP Relais de la Lièvre-Seigneurie, Centre Administration, commerce et secrétariat de Gatineau et Compétences Outaouais) ont offert aux plus intéressés des visites guidées des ateliers ainsi que des entretiens avec les membres du corps professoral afin de satisfaire leurs éventuels questionnements quant aux perspectives de carrière qui s’offriraient à eux.
Dessin de bâtiment, boucherie, comptabilité, coiffure, esthétique, fleuristerie, mécanique automobile et pâtisserie étaient donc au cœur des formations professionnelles mises en avant dans les différents centres mentionnés.
«Cette année, avec les portes ouvertes, on a fait un pas en avant, on permet à l’élève de faire deux choix de profession. Ce n’est plus une simple visite où l’élève passe d’un domaine à l’autre, cette fois on lui permet de prendre deux programmes dans le centre et de passer 25 minutes dans chacun des programmes. Ça lui permet de côtoyer des pairs puisque ce sont les élèves qui reçoivent, mais aussi d’échanger avec l’enseignant. En même temps, ça lui permet de confirmer son choix professionnel davantage que de faire juste une simple visite», affirme la directrice de Compétences Outaouais, Françoise Cabana.
En 2010-2011, 4110 demandes d'admission ont été envoyées aux CFP de l'Outaouais, d'après les statistiques compilées par la formation professionnelle et technique au Québec (FPT).
Nombreuses sont les méconnaissances subsistant autour de la formation professionnelle. Pour beaucoup encore, elle n’offrirait pas ce qu’il y a de plus attrayant en termes de perspectives d’avenir.
«C’est la méconnaissance de la formation professionnelle qui fait que les parents ne dirigent pas leurs enfants vers ces métiers-là. Depuis 1970, la formation professionnelle a été réservée aux élèves qui étaient moins bons à l’école, mais quand on regarde la pénurie d’emplois qui s’en vient et les demandes qui seront sur le marché du travail, je pense qu’on aura besoin de la formation professionnelle. On y forme des gens qui sont compétents mais aussi qualifiés. Et ça c’est important! C’est très exigeant comme formation. Je pense que c’est tout le Québec qui va en bénéficier si on se met tous ensemble pour travailler à démystifier cette formation professionnelle-là», de conclure Mme Cabana.

