Agrile du frêne: Gatineau n’imitera pas Montréal

Michel Moyneur michel.moyneur@tc.tc
Publié le 24 avril 2015
Photo TC Media

La Ville de Montréal a décidé qu’elle assumerait dorénavant 50% des frais liés au traitement ou à l’abattage des frênes infestés par l’agrile sur les terrains privés de son territoire. Une avenue aucunement envisageable, à l’heure actuelle, à Gatineau.

«Actuellement, la Ville (de Gatineau) n’a pas les moyens de faire ça», indique la conseillère municipale et présidente de la Commission consultative sur l'environnement, Denise Laferrière.

On ignore, du côté de la municipalité, le nombre total de frênes se trouvant sur des terrains privés, mais d’imiter Montréal nécessiterait probablement l’injection de centaines de milliers de dollars puisque l’abattage d’un frêne par une entreprise privée peut facilement coûter plus d’un millier de dollars.

«On a déjà beaucoup à faire sur l’emprise de la ville, dans les parcs et le long des rues, et on met beaucoup d’argent pour remplacer les arbres qu’on coupe. En fait, ça nous coûte au-delà de 500 000$ annuellement. On en a plein les bras», raconte Mme Laferrière.

En 2014, la Ville de Gatineau a abattu environ 2000 frênes. Elle prévoit en couper le même nombre cette année.

Demande accrue

Débarqué dans la région il y a trois ans après avoir d’abord fait des ravages en Asie, puis dans l’État de l’Indiana il y a environ sept ans, l’agrile du frêne, cet insecte sans pitié pour les arbres qu’il attaque, alourdit sans contredit l’horaire des entreprises spécialisées dans l’émondage et l’abattage d’arbres.

«On assiste certainement à une augmentation marquée de la demande (depuis trois ans)», affirme le propriétaire de BM Abattage, Marcel Auger. Et tant que l’agrile n’aura pas de  prédateur naturel, il sera impossible à éradiquer.»

Présentement, les traitements existants pour freiner la propagation des ravages de l’insecte une fois qu’il s’est attaqué à un arbre ne sont qu’efficaces que pour une période de deux ans.