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Financer les projets d'infrastructures par des économies de la masse salariale


Publié le 4 octobre 2017

Pour remplacer l'imposition de la taxe dédiée, Sylvie Goneau entend épargner 4,5 millions $ dans la masse salariale en diminuant le nombre d'employés par l'attrition.

La candidate avait déjà indiqué qu'elle n'allait pas imposer la taxe dédiée si elle est élue. À la place, elle va chercher les revenus dans la masse salariale. Elle prévoit récupérer 18,9 millions $ sur quatre ans en ne remplaçant pas certains postes lorsque les gens quittent pour la retraite. Ça pourrait correspondre à environ 175 postes.

Ce montant financera entièrement la perte de la taxe dédiée, soit 4,4 millions $, montant qui sera utilisé pour les investissements du Plan triennal d'immobilisation (PTI), comme c'était le cas pour la taxe dédiée.

Sylvie Goneau estime être en mesure de couper dans la masse salariale sans toucher à la qualité des services. «On est capable d'être beaucoup plus efficient», souligne-t-elle.

Le montant supplémentaire de 100 000$ obtenu par l'attrition servira pour le budget général de la Ville. Ce dernier devrait d'ailleurs être semblable à celui qui est présentement planifié.  «Je ne change rien pour le budget», a-t-elle commenté.

Réserves

Par ailleurs, Sylvie Goneau entend aussi financer certains projets d'infrastructures à même les réserves existantes à la Ville de Gatineau.

Elle a ciblé sept réserves en particulier qui ont présentement plus de 33 millions $ dans les coffres. Elle souhaite utiliser 18 millions $ de ces réserves pour financer des projets générateurs de taxes, par exemple, l'ouverture de rues pour augmenter l'offre de terrains industriels ou commerciaux.

Les 15 millions $ restants seront réunis dans une seule réserve qui pourra utilisée pour les mêmes besoins que présentement. Selon Sylvie Goneau, ce montant serait suffisant quand on examine la moyenne d'utilisation des fonds provenant de ces réserves lors des 10 dernières années.