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Rapibus: Tout le monde prêt à financer, mais…


Publié le 16 juin 2017

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©TC Média

FINANCEMENT. Alors que tout le monde affirme avoir confirmé sa participation financière au projet, le financement pour le prolongement du Rapibus jusqu'à Lorrain est toujours attendu à Gatineau et il est difficile de savoir où en est le dossier.

Depuis plusieurs mois, le président de la Société de transport de l'Outaouais (STO), Gilles Carpentier, affirme recevoir des commentaires comme quoi il y aura une annonce «prochainement».

Alors que la mi- année pointe, cette annonce n'est toujours pas venue. «La STO a fait tous ses devoirs et j'attends la confirmation du financement», a simplement indiqué M. Carpentier.

Le dossier est inscrit au Plan québécois des infrastructures pour 31 millions $ depuis quelques années, mentionne le député de Chapleau, Marc Carrière. Mais Québec a fait une demande au fédéral à la suite de l'ouverture d'un programme de financement pour le transport en commun.

«Le ministère des Transports a identifié plusieurs projets que le Conseil du Trésor a validés, indique le député. On a envoyé le tout à Ottawa. Pour l'instant, on attend un retour.»

Pour sa part, le député fédéral de Gatineau, Steven MacKinnon, indique que le gouvernement fédéral a annoncé un investissement de 19,9 millions $ pour ce projet en juillet 2016. «L'argent est là depuis juillet. Nous, on n'est pas maître d'œuvre du projet. C'est entre les mains du gouvernement du Québec.»

Lettre

Par ailleurs, de nombreuses sociétés de transport de la province, dont la STO, ont fait parvenir une lettre au ministre des Transports, Laurent Lessard, plus tôt cette année en lien avec le financement des projets en transport en commun.

Jusqu'à maintenant, aucun projet a été annoncé, indique le directeur général de l'Association du transport urbain du Québec (ATUQ), Marc-André Varin. «On soulignait notre inquiétude, explique-t-il. Il y a une date limite à la première phase qui est le 31 mars 2018.»

L'ATUQ ne sait pas pourquoi les projets ne sont toujours pas annoncés et c'est ce qui amène ces inquiétudes. Il reste toutefois positif que le tout pourrait se régler bientôt. «On nous dit qu'il n'y a pas d'impasse.»