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Un nouvel organisme s’installe à Masson-Angers


Publié le 1 juin 2017

L’adjointe administrative Chantal Levert, l’administratrice au CA Gaudence Uwizeye et la présidente du CTCG Nathalie Séguin croient que le service que leur organisme offre est important.

©Photo TC Media - Louis-Charles Poulin

COMMUNAUTAIRE. La Coopérative de transport communautaire de Gatineau (CTCG), un projet pilote en marche depuis février, s’est entendue avec la Ville de Gatineau pour s’installer au centre de services de Masson-Angers.

L’organisme, qui a pour mission d’offrir un mode de transport complémentaire à ceux existants, aux usagers des organismes communautaires de la Ville de Gatineau qui sont membres de la coopérative, est bien heureux de s’installer dans le secteur. La présidente, Nathalie Séguin, mentionne que la CTCG dessert les organismes communautaires qui interviennent auprès des personnes qui ont des barrières à l’utilisation des modes de transports existants. «Ce sont des gens qui sont défavorisés d’une certaine façon, mais pas nécessairement juste financièrement. On parle de gens qui ont des problèmes de santé mentale, d’isolement, de stress, d’anxiété chronique ou qui tombent dans les craques du système. Par exemple, une personne âgée à mobilité réduite qui n’est pas assez réduite pour prendre le transport adapté, mais trop pour aller prendre l’autobus au coin de la rue.  On dessert vraiment les gens que si on ne va pas les chercher, ils n’iront pas vers les services disponibles», précise-t-elle.

Ce  service s’adresse aux organismes qui désirent devenir membres et ainsi défrayer les coûts pour que leurs participants soient transportés par la CTCG, explique Mme Séguin. Selon elle, les organismes communautaires ont intérêt à faire affaire avec la CTCG. «Les employés des organismes perdent du temps pour faire des interventions et aider leurs clients, lorsqu’ils doivent gérer et assurer leur transport. Ça amène vraiment un bénéfice aux organismes au niveau de leurs ressources humaines qui vont pouvoir faire plus que juste des transports», estime-t-elle en ajoutant qu’une centaine de transports ont été effectués depuis février auprès d’une quinzaine d’organismes. Pour assurer ces déplacements, la coopérative s’est affiliée avec des compagnies de transports sur l’ensemble du territoire gatinois. Dans le secteur est de la Ville, il s’agit des camionnettes de La Mie de l’entraide qui assurent les déplacements coordonnés par le CTCG.

Mme Séguin indique que le gros défi auquel fait face son organisme présentement est de trouver des subventions récurrentes. «On est une première au Québec. On a gagné un prix, cet hiver, remis par Transport 2000 pour notre innovation […] Quand on dépose une demande de subvention, les gens trouvent ça génial mais on ne cadre pas nulle part parce qu’on est trop nouveau et innovateur», fait savoir celle qui estime que ça devrait revenir au Ministère des Transports du Québec de subventionner la CTCG. «On fait présentement des démarches, puisque c’est la grosse bataille de la Coop de trouver des subventions à long terme. En ce moment, on est très précaire financièrement», dit-t-elle en remerciant Emploi-Québec qui a permis l’embauche d’une adjointe administrative, Chantal Levert, et la municipalité qui va permettre d’embaucher une ressource à la coordination générale jusqu’à la fin mars 2018. La CTCG remercie aussi leur voisin de bureau, soit la CDC Rond Point, à qui elle emprunte certains matériels pour économiser.

Financièrement, on n’a pas les moyens de se payer un local, donc on est très reconnaissant envers la Ville de nous en prêter un ici à Masson.

-Nathalie Séguin

La présidente invite les organismes communautaires à devenir membres de leur coopérative. «Plus on va avoir de membres et d’utilisateurs, plus ça va être facile de démontrer aux instances publiques qu’on a une raison d’être et qu’on est une nécessité en répondant à des besoins», souligne Mme Séguin qui remarque une augmentation dernièrement au niveau du nombre de membres. En constatant cette hausse, la CTCG estime que son modèle pourrait s’implanter ailleurs. «On est le premier bébé du genre au Québec. S’il y a un besoin ici à Gatineau, il y en a certainement un aussi dans d’autres municipalités au Québec», conclut-elle.