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18 janvier 2018

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

Pelletier-Leblanc remplit les filets à profusion

©Photo gracieuseté - Guy Destouches

JUNIOR AAA. Quarante-sept buts. Ça en fait des rondelles envoyées derrière le gardien dans sa cage. Et en trente-trois parties, c'est tout un exploit. Et le compteur continue de se faire aller pour Philippe Pelletier-Leblanc. 

Avec un mois d'activités, la saison dans la Ligue de hockey junior AAA du Québec n'est pas encore terminée. Pour le moment, l'attaquant de 20 ans peut se vanter: il est le meneur au chapitre des buts.

Ça m'a pris un mois à retrouver ma motivation, ma passion pour le hockey. J'ai compris que le hockey ne s'arrêtait pas à la LHJMQ. Il y a d'autres options dans la vie. -Philippe Pelletier-Leblanc, attaquant de 20 ans

Les performances du prolifique ailier des Flames de Gatineau ne s'arrêtent pas là, lui qui avait par ailleurs marqué 43 buts et 89 points en 48 joutes. Avec 84 points inscrits, il se classe au troisième rang des pointeurs. Seuls Vincent Chapleau du Collège Français et Brendan Hamelin des Cobras de Terrebonne ne le devancent.

Pelletier-Leblanc le sait: il est en pleine confiance de ses moyens et s'organise pour que toute son équipe puisse en bénéficier. Et il n'est pas le seul à produire. Avec Joey Brennan, le duo fait la pluie et le beau temps dans le circuit AAA.

«Je joue avec Joey depuis qu'on est dans la classe pee-wee. On a une bonne complicité et une bonne chimie sur la glace. On n'est pas le même genre de joueur, mais on se complète très bien», a-t-il ajouté avant d'être questionné sur sa production offensive.

«C'est le fun (voir mon nom si haut) et ça fait un léger duvet, mais ce n'est pas mon principal objectif. C'est de faire les séries avant tout.»

Ses performances auraient même retenu l'attention de dirigeants de la LHJMQ. Pelletier-Leblanc affirme cependant qu'aucune formation du circuit Courteau ne l'a appelé pour venir en renfort.

Le jour et la nuit

Les Flames de Gatineau ne sont plus une proie facile, comme on l'écrivait la semaine dernière dans les pages du journal Le Bulletin. Mais il ne faut pas croire que le processus a démarré dès cette saison.

En fait, la campagne 2017-2018 est le fruit des efforts qui ont commencé l'an dernier. Le changement d'entraîneur y est pour quelque chose.

«C'est le jour et la nuit, si on compare avec avant. Même l'an passé, on a vu une grosse différence quand J-F (Jean-François Lavergne) est devenu l'entraîneur-chef et ça s'est poursuivi cette année. Un plan a été établi et les résultats paraissent sur la glace.»

«On est plus compétitifs, mieux organisés. On a retrouvé nos repères et on a une bonne équipe avec une bonne profondeur. On peut battre toutes les formations de la ligue.»

Une solide claque au visage

Sur papier, Philippe Pelletier-Leblanc n'aurait jamais dû se ramasser avec les Flames. Il était destiné à compléter son stage dans la LHJMQ. Nommé sur les équipes du Québec, inscrivant des points à la pelle avec l'Intrépide, l'attaquant de 5'11 et 181 lbs venait de disputer deux saisons avec les Voltigeurs de Drummondville.

L'ancien choix de huitième ronde des Rouges a par contre été victime du changement de garde dans l'organisation. Nommé comme directeur général et entraîneur-chef, Dominique Ducharme a procédé à de vifs changements.

Sept vétérans ont été retranchés. Pelletier-Leblanc en faisait partie.

«Je ne m'y attendais pas. Dominique Ducharme avait peut-être déjà une idée préconçue en tête quand il est arrivé ici. Je ne te mentirais pas. Ça m'a pris un mois à retrouver ma motivation, ma passion pour le hockey. J'ai compris que le hockey ne s'arrêtait pas à la LHJMQ. Il y a d'autres options dans la vie.»

Avec l'aide de son entraîneur Jean-François Lavergne, Pelletier-Leblanc a retrouvé sa touche offensive. Se retroussant les manches, l'attaquant a travaillé pour donner un nouveau souffle à sa carrière.

Bien que les Flames n’aient été son premier plan, la formation buckinoise figure à être un excellent plan B. Désormais, le principal intéressé entrevoit différentes options qui pourraient le mener à faire encore un bon bout de chemin dans l'univers du hockey.

Il envisage de poursuivre au niveau universitaire.

«Quatre clubs m'ont déjà approché. J'étudie en droits à l'Université d'Ottawa et dans l'idéal, j'irais là. Pour moi, l'école est ma priorité. C'est aussi pour cette raison que même si un club de la LHJMQ m'avait contacté, je serais resté avec les Flames. Je veux continuer d'aller à l'université.»

Disant ne fermer aucune porte, son cheminement universitaire pourrait ensuite le mener effectuer un séjour en Europe. Sinon, avec son baccalauréat en poches, il pourrait toujours compléter son barreau afin de devenir avocat. Ou qui sait? Agent corporatif pour les hockeyeurs.

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