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01 octobre 2018

Louis-Charles Poulin - lcpoulin@lexismedia.ca

Iracà avalé par le «raz de marée»

Iracà Défaite

©La Petite-Nation - Louis-Charles Poulin

Le député sortant, Alexandre Iracà, accepte le choix des électeurs.

ÉLECTIONS. Après près de quatre décennies au pouvoir dans le comté, les libéraux ont dû plier l’échine dans Papineau. Le député sortant, Alexandre Iracà, a été défait le 1er octobre.

L’ambiance était morose dans le camp libéral, alors qu’une vingtaine de militants s’étaient rassemblés dès 20h au pub Windsor, à Buckingham, afin de découvrir les résultats du scrutin. Ce n’est que vers 21h45 que le député défait, Alexandre Iracà, s’est pointé en compagnie des membres de son équipe qui étaient visiblement attristés par l’issue du vote.

D’entrée de jeu, M. Iracà a reconnu qu’un «raz de marée» bleu poudre a déferlé sur l’ensemble du Québec. «Il faut accepter le résultat et la défaite. Les Québécois ont parlé. C’est correct et il faut respecter le résultat», mentionne celui qui affirme avoir ressenti le «goût de changement» des électeurs vers la mi-campagne. «C’est l’équipe de la CAQ qui nous a battus ce soir. C’est comme ça partout au Québec», commente M. Iracà.

Il reconnaît que plusieurs électeurs ont probablement appuyé la CAQ pour mettre fin au règne libéral qui durait depuis 15 ans dans la province et près de 40 ans dans Papineau. «Peut-être qu’on a mal communiqué nos choses au niveau de la rigueur budgétaire. Je pense que le parti devra se repositionner, refaire ses devoirs et arriver avec un nouveau programme électoral», croit-il.

Sans vouloir être «chauvin», il estime que plusieurs électeurs de Papineau ont voté contre son parti et non contre lui. «Les gens me disaient : Alexandre, je t’aime beaucoup, mais tu n’es pas dans le bon parti. J’ai entendu cette phrase-là une centaine de fois», confie l’homme qui représentait le comté de Papineau depuis 2012.

«Ç’a été une campagne sur la forme et non sur le contenu et c’est difficile de se battre contre une vague. Il n’y avait plus l’aspect de la souveraineté et du référendum. Tout cet aspect-là a été mis de côté», analyse-t-il. «Les gens voulaient essayer d’autres choses. Ils auront l’occasion d’essayer pendant quatre ans la CAQ. Il faut respecter le vote des électeurs.»

Malgré la défaite, il demeure convaincu d’avoir amélioré la vie de ses concitoyens durant ses années au pouvoir. «On a tout donné. J’ai eu six très belles années où j’ai adoré parcourir le comté pour parler aux citoyens. Je les ai écoutés avec beaucoup d’empathie et tout mon cœur. Je n’ai aucun regret.»

Quant à son avenir, M. Iracà indique qu’il «tourne la page» et qu’il passera «à autre chose», sans toutefois savoir ce qui l’attend. Il compte se faire plus discret prochainement et prendre des vacances en famille afin de réfléchir à son futur.

QS en 3e place

Troisième, Mélanie Pilon-Gauvin de Québec solidaire s’est réjouie du résultat. «Ça démontre le travail qu'on a fait sur le terrain. Pour moi, c’est un gain. Et on va continuer à se battre.»

Une association sera bientôt formée dans Papineau pour poursuivre le travail de Québec solidaire en vue de la prochaine élection, note-t-elle.

Pour sa part, le candidat du Parti québécois, Yves Destroismaisons, était déçu du résultat qu’il attribue à la vague caquiste. «Au Québec, on vote par vague maintenant», a-t-il lancé.

Il estime avoir mené une belle campagne sur le terrain depuis le début de l’été et c’est pourquoi il ne comprend pas le résultat. «Je trouve ça déprimant.»

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