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17 novembre 2018

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

Le bénévolat comme outil d’apprentissage

Odette Simard reçoit le Prix Hommage Aînés

Odette Simard

©Le Bulletin - Yannick Boursier

Engagée bénévolement depuis plus de 40 ans, Odette Simard a vu son travail récompensé la semaine dernière alors qu’elle a remporté le Prix Hommage Aînés 2018 pour la région de l’Outaouais.Engagée bénévolement depuis plus de 40 ans, Odette Simard a vu son travail récompensé la semaine dernière alors qu’elle a remporté le Prix Hommage Aînés 2018 pour la région de l’Outaouais.

Ce prix vise à reconnaître l'apport de personnes aînées qui œuvrent bénévolement pour favoriser le mieux-être des personnes âgées ainsi que leur participation accrue à la société.

Mais l’implication bénévole de Odette Simard n’est pas récente et seulement consacrée aux aînés. «J’ai commencé très jeune, explique-t-elle. J’étais moniteur et j’étais bénévole parce que je ne pouvais pas être payée. Et j’ai continué par la suite.»

Le bénévolat fait partie de ses gênes, croit-elle. «Le bénévolat, c’est une culture. Mes parents faisaient beaucoup de bénévolat. On aimait donner, aider les gens.»

Pour faire du bénévolat à ce niveau, il faut être un peu égoïste, avoue même Odette Simard. «On le fait de façon égoïste parce qu’on en retire tellement. Il faut y trouver une valorisation. Moi, ça m’a toujours poussé à me dépasser.»

C’était une façon pour elle d’apprendre des choses. Elle le faisait à travers son travail, mais elle souhaitait atteindre le même objectif dans ses engagements. «Je suis une apprenante et je serai une apprenante toute ma vie. Ce que j’apprenais avec le bénévolat, ça m’a servi partout.»

C’est pourquoi elle a touché à plusieurs domaines différents dans son bénévolat. En plus des aînés dans les dernières années, elle a été impliquée avec l’Envol SRT, un organisme aidant les personnes avec des problèmes de santé mentale à intégrer le marché du travail, de même que dans des associations de condos, l’Association nationale des retraités fédéraux et autres.

«Ce qui est nouveau et différent, ça m’attire, souligne-t-elle. Le bénévolat, c’est des apprentissages et pour moi, l’apprentissage est important.»

Intimidant

Si elle a fait du bénévolat depuis plus de 40 ans, ce n’est pas pour la reconnaissance, souligne Odette Simard. Ele avoue même avoir trouvé intimidant de se retrouver à Québec lors de cette cérémonie.

«Recevoir ce prix, c’est vraiment intimidant. Il y a 18 lauréats et ils lisent un mot et tu te demandes s’ils parlent vraiment de toi. C’est impressionnant.»

Elle retient toutefois des propos que la ministre des Aînés et des proches aidants, Marguerite Blais, a mentionnés durant la cérémonie. «La ministre a dit que s’il n’y avait pas d’aînés, il n’y aurait pas beaucoup d’aide communautaire qui se ferait. Elle a raison. Mais on en voit aussi certains plus jeunes qui donnent de leur temps.»

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