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22 décembre 2018

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

Nicolas Bisson en bronze au Mexique

À la Coupe d’Amérique du Nord

Nicolas Bisson

©Gracieuseté

Quelques jours après sa médaille de bronze récoltée à la Coupe d’Amérique du Nord, Nicolas Bisson éprouvait des sentiments partagés.

Content. Insatisfait en même temps. Le karatéka de 21 ans est finalement monté sur le podium. «C’est mon premier podium en 2018. Je finis bien l’année et j’ai eu une bonne performance. Ça ne peut que propulser ma motivation pour l’an prochain», a-t-il d’abord raconté en entrevue.

Reste que comme tout athlète de haut-niveau, Bisson ne visait rien de moins que l’or à ce tournoi, qui prenait place à Los Cabos, au Mexique, tout juste au bord de l’océan Pacifique.  

Surtout que le champion de la compétition ne repartait pas seulement avec un souvenir doré dans ses valises pour pouvoir le montrer fièrement à parents et amis.

Si l’athlète de Karaté Cama était monté sur la plus haute marche du podium, il aurait obtenu un billet direct pour les fameux Jeux panaméricains, qui se dérouleront dans la capitale péruvienne, à Lima cet été.

«Les Jeux panaméricains, c’est une grosse compétition. Ça revient seulement une fois aux quatre ans et seulement un petit groupe d’athlètes par catégorie peut y aller», a expliqué le fils de Germain Bisson, senseï du dojo situé à Masson-Angers.

«Ce qui est un peu décevant, c’est que je sais que j’aurais pu finir premier. J’ai déjà fait deux fois cette compétition et j’ai gagné l’or et le bronze. Cette année, je sais que mes chances étaient bonnes», a ajouté l’étudiant en techniques policières qui s’est frotté aux meilleurs karatékas des États-Unis et du Mexique, le temps d’une fin de semaine.

Le spécialiste du combat chez les moins de 60 kg a gagné un combat et fait un match nul avant de perdre face à un favori de la foule, qui lui aurait permis de se battre pour l’or.

Bisson a pu se consoler. Le resort où se tenait la Coupe d’Amérique du Nord était situé à quelques jets de pierre de la plage donnant directement accès à une vue sur l’océan.

«Pour se concentrer avant la compétition, c’était un peu plus difficile, a-t-il lancé en riant. C’est au moins plus plaisant que la neige et le froid.»

Plutôt 2024

La question revient souvent depuis quelques mois: «Pis, les Jeux olympiques?». Nicolas Bisson, lui, y rêve, mais se dit réaliste. Sans toutefois faire une croix sur le sujet, le principal intéressé se concentre sur d’autres objectifs.

Une petite poignée d’heureux élus pourront vivre l’aventure olympique, à Tokyo, au Japon, dans moins de deux ans, alors que le karaté fera son entrée en 2020. Le comité organisateur nippon n’a pas octroyé grand accès.

Contrairement aux cinq catégories de poids qu’on retrouve habituellement, il n’y en aura que trois. Celle de Nicolas Bisson a été jumelée à la classe des moins de 67 kg. Au total, dix seront sélectionnés, dont un Japonais.

Les deux meilleurs classés, tant chez les moins de 60 que les 67 kg, obtiendront un laissez-passer. Ensuite, il y a le tournoi de qualification. S’en suit une série de critères, qui ressemble plus à un casse-tête, pour assigner les dernières places.

Sixième des Amériques et occupant le 52e échelon, le double champion canadien reconnaît que ses chances sont minces. «À mon âge, c’est quand même très difficile. Ce n’est que ma troisième saison chez les seniors.»

«Si le karaté est de retour aux Jeux olympiques de 2024, ce serait mieux. J’aurais le temps de me faire un nom.»

À court terme, le natif de Masson-Angers aimerait bien être au Panama, en mars, pays hôte des Championnats panaméricains seniors. La couronne est dans sa mire, lui qui n’a jamais fait mieux qu’une troisième position à cette compétition.

Ce n’est pas tout. «Les championnats canadiens auront lieu en janvier à Gatineau. J’aimerais vraiment gagner le titre une troisième fois chez moi.»

«Et un peu plus tard, j’irais à Paris pour un K-1. C’est le plus gros tournoi qu’il y a après les championnats du monde», conclut Nicolas Bisson.

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