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09 février 2018

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

Blackburn retombe en enfance

©Photo - Guy Deschênes

JUNIOR AAA. Il a 20 ans et dispute sa dernière saison junior, mais ça n'empêche pas William Blackburn de se sentir comme un enfant sur la patinoire.

Le hockeyeur buckinois est comme chez lui lorsqu'il foule la glace du domicile des Flames de Gatineau. L'aréna de Buckingham étant situé à cinq minutes de la maison familiale, il y a donné ses premiers coups de patin.

«J'ai joué mon hockey mineur. C'est mon coin de quartier, ma petite ville à moi. C'est spécial, car c'est l'aréna de mon enfance. De pouvoir y jouer au niveau junior, ça me rappelle de vieux souvenirs.»

Et avant de s'amener avec le club junior AAA, ça faisait longtemps que Blackburn n'avait pas foulé cette patinoire. Sa dernière année remonte avec les Castors de Buckingham… novice A.

Par la suite, il a été jumelé avec d'autres patineurs pour former l'équipe de la région, qui comprenait des joueurs de Papineau, de Thurso et de Montebello. Plus jeune, il en profitait pour regarder jouer les Mustangs. Une équipe qu'il considérait à l'époque comme l'équivalent du junior majeur.

«Je peux me rendre là en marchant. Et mes amis et mes anciens coéquipiers viennent encore me voir jouer. C'est le fun d'avoir leur support. J'ai toujours une grosse gang qui se déplace. Ils en profitent pour prendre une bière et m'encourager.»

Touche offensive

L'attaquant de 5'11 et 185 lbs a de quoi rendre fier les partisans. Avec 61 points en 39 parties, il occupe le troisième rang des pointeurs chez les Flames. Depuis son entrée dans le circuit AAA, Blackburn a retrouvé sa touche offensive.

Ç'a commencé dès sa saison recrue à 17 ans avec les Braves de Valleyfield, où il amassait presque un point par match.

«J'ai saisi la chance qu'on m'a donné. J'avais 17 ans, mais j'étais dans une jeune équipe et aucun poste n'était assuré. Mon entraîneur m'a donné du temps de glace et quand on m'en donne, j'en redonne. J'ai gagné en confiance et je recevais plus de responsabilités, tant offensivement que défensivement», a mentionné Blackburn.

La campagne suivante, il a été expédié au club de son patelin, qui venait d'arriver dans la Ligue, contre le défenseur Danick Crête. Ce dernier avait refusé de se rapporter à Gatineau.

S'il dit ne pas avoir demandé de transaction malgré qu'il avait moins de responsabilités et qu'il se retrouvait dans un club d'expansion, le principal intéressé avoue qu'il ne regrettait pas de se rapprocher de la maison.

«Cette saison, c'est celle où que je n'ai pas connu de période creuse ou de bas. C'est la plus stable de toutes», a ajouté l'ancien Intrépide et Olympique, qui a maintenant plus de tâches à remplir.

La blessure du franc-tireur des Flames, Philippe Pelletier-Leblanc, laisse une brèche à l'attaque. Et avec la période des transactions terminée, les Flames ne peuvent pas colmater le trou en faisant l'acquisition d'un gros attaquant pour venir épauler l'offensive de l'équipe.

«Ça sera à tout le monde de mettre du sien. La perte de Phil fait du mal, mais je suis confiant qu'on va être capable de rebondir. Ça va aussi permettre d'apporter de la diversité sur nos trios», a affirmé ce fils d'enseignant.

Études ou Europe?

La grande question se pose. Lorsque la saison se conclura, William Blackburn ne sera plus un membre des Flames de Gatineau. Âgé de 20 ans, il fera le saut dans une nouvelle aventure. Reste à savoir laquelle.

Pour le moment, certains programmes le convoitent. Tant ici au Canada qu'à l'extérieur des frontières. Blackburn a reçu trois offres et d'autres devraient s'empiler au cours des prochaines semaines.

L'option européenne est alléchante, mais dans la tête du jeune homme, la décision n'est pas encore prise.

«J'aimerais ça aller jouer en Europe pour l'expérience. Je pourrais toujours revenir ensuite pour prendre des cours universitaires. Je ne prendrais pas de décision tout de suite. Je vais attendre encore un peu.»

Et si sa carrière de hockeyeur devait prendre fin ce printemps pour X ou Y raison, Blackburn se tournerait vers les bancs d'école. Et là non plus, ce ne sont pas les choix qui manquent.

En entrevue, il a parlé des programmes de criminologie ou encore d'activités physique pour devenir enseignant comme son paternel. Sinon, un emploi comme douanier ou membre de la Gendarmerie canadienne sont aussi possible.

«Je veux quelque chose d'assez physique, il faut que ça bouge. Je ne suis pas capable de demeurer assis sur un fauteuil dans un cubicule», a conclu William Blackburn.

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