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15 août 2018

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

Comme s’ils avaient gagné à la loterie

Justin Charron famille

©Photo Le Bulletin - Antony Da Silva-Casimiro - Le Bulletin

CAUSE. La patience des Perron-Charron a traversé le temps. Si depuis quatre mois, ils ont vécu hors de leur domicile, le temps des travaux, il faut plutôt mettre en perspective que ce projet remonte… à 2014!

C’est une longue attente, reconnait Josée-Anne, matriarche du clan gatinois. Leur nouvelle maison de la rue Arthur-Gratton est officiellement prête, dévoilé en grand lors d’une journée mise sur pied par l’organisme Chemin Idéal, qui a porté le projet pour eux.

«C’est comme gagner le gros lot pour nous autres. On nous donne une deuxième chance dans la vie», s’exclame la mère de famille lorsqu’elle voit la maison.

Avec l’aide de MCL Construction et de dizaines d’entrepreneurs, on est finalement venu à bout d’adapter cette maison pour Justin. Né avec l’hypoplasie ponto-cérébelleuse, soit une paralysie cérébrale, l’enfant de 11 ans a des besoins spécifiques. Une maison dite normale ne lui convient pas.

Josée-Anne et Éric attendaient leur premier enfant quand ils ont acheté leur maison-mobile. C’est seulement six mois après sa naissance qu’on a diagnostiqué sa paralysie. Une paralysie qui oblige Maman à s'occuper de Fiston 24 heures sur 24.

Au fil des années, le couple de Buckingham a imaginé adapté la maison. Quatre ans passés, ils sont allés de l’avant avec le club Lions. C’est ensuite Jacques «Ti-Nomme» Lanthier qui a pris le relais, dessinant même la nouvelle propriété des Perron-Charron. Il va sans dire que lorsqu’ils ont appris la nouvelle de sa mort, Josée-Anne et Éric ont relégué le projet de rénovations au second plan, étant touchés par cette triste annonce.

Puis le Chemin Idéal a repris les rênes, arrivant à solliciter l’intérêt auprès de nombreux entrepreneurs.

Des activités ont eu lieu pour palier à l’augmentation des coûts. Une journée pour Justin a été organisée samedi où plusieurs commerçants ont tous donné un coup de pouce. C’est sans oublier le tirage avec OB Auto Prestige afin de pouvoir rouler dans la voiture la plus rapide au monde.

«On est très surpris de la réponse de la communauté. Quand on publiait quelque chose sur les réseaux sociaux, on avait tout de suite une réponse», reconnait Josée-Anne.

Le plus dur? Lorsque son conjoint a dû travailler cinq semaines à Kingston, devant ainsi s’éloigner de la maison. Ça tombait en plein avec la fin des classes pour Érika, la plus jeune de la famille. La famille étant relocalisée à Templeton, la mère devait jouer les taxis pour amener sa fille à l’école, de Gatineau à Buckingham, tout en s’occupant de Justin.

Et bien sûr, elle faisait un tour chaque jour pour s’assurer que les travaux se déroulent bien et que tout soit adapté. On n’y pense pas toujours, mais l’entrée par exemple doit être munie d’une rampe. La chambre de l’aîné avait également besoin de «pocket doors» pour la relier à la salle de bain, qui elle aussi, doit être redessinée pour répondre aux besoins.

Une toute nouvelle maison

Des complications ont changé la donne. Ce qui était prévu au départ était une rénovation majeure. Ça s’est transformé en reconstruction complète de la maison-mobile, augmentant du même coup la facture des travaux.

Josée-Anne et Éric ne s’imaginaient pas de l’ampleur et de la vitesse à laquelle tout s’est passé. Autant qu’ils avaient hâte que ce soit fini, autant que tout s’est passé rapidement.

«Il y a deux mois encore, c’était juste un énorme gros trou ici», raconte le paternel qui a vu de vieux amis donner un coup de main lorsqu’ils ont appris son histoire.

En regardant la nouvelle demeure, difficile de ne pas avoir le souffle coupé, surtout lorsqu’on sait à quoi ça ressemblait avant. Ce n’est plus du tout la même chose, souligne la maman de Justin et d’Érika. Fini la moisissure et les crises d’épilepsie fréquentes de son fils. Et aussi, fini la maison-mobile.

L’obligation d’une fondation de béton, qui a haussé les coûts, leur a cependant permis d’instaurer un sous-sol, ce qui n’existait pas auparavant. Et aussi, on a posé du gazon. De la belle herbe verte.

«On doit emménager ce week-end officiellement, mais je suis certaine que si on le demandait, nos amis viendraient nous aider immédiatement.»

Surtout que ça tombe à point. Le 19 août, Justin soufflera 12 bougies.

Quel plus beau cadeau de fête qu’un étage complètement adapté pour lui?

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