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04 Septembre 2018

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

«Plus de 50% des aliments à l’épicerie sont des substances alimentaires»

©Le Bulletin-Yannick Boursier

Une marche s’est tenue mardi pour sensibiliser aux besoins d’un politique sur l’alimentation québécoise.

 De plus en plus, la nourriture consommée par les citoyens ne sont plus des aliments, mais plutôt des substances alimentaires et c’est au gouvernement de faire un geste.

Le regroupement des cuisines collectives de l’Outaouais a embarqué dans la marche du FRAPRU mardi matin entre Masson-Angers et Thurso pour exiger des nouvelles règles pour assurer un meilleur accès à l’alimentation.

Alors qu’il y a des décennies, les gens allaient à l’épicerie pour se procurer des aliments frais, ce n’est plus le cas aujourd’hui. «Plus de 50% des aliments à l’épicerie sont des substances alimentaires», indique la responsable du Regroupement des cuisines collectives de l’Outaouais, Josée Poirier Defoy.

«On laisse faire ça, parce qu’il n’y a pas de lois», ajoute-t-elle. Le droit à l’alimentaire est inscrit depuis la fin des années 40, mais il est un droit orphelin, souligne Mme Poirier Defoy. Si bien que peu de mesures ont été prises pour encadrer la saine alimentation.

«On a commencé à en parler, mais c’est une bataille pour les 10 prochaines années, indique-t-elle. On a pris le flambeau pour dire aux gens que c’est assez de se faire nourrir par n’importe quoi. Et que les mangeurs ont droit au chapitre dans le dossier de la saine alimentation.»

Demandes

Avec cette marche, le Regroupement des cuisines collectives de l’Outaouais souhaite sensibiliser le gouvernement à prendre des mesures, comme l’adoption d’une politique alimentaire québécoise, la fixation d’un prix pour un panier avec des aliments de base, l’accessibilité à des marchés locaux, des jardins ou des cuisines collectives et la réintroduction des cours de cuisine dans les écoles.

Le financement des organismes communautaires d’aide à l’alimentation est aussi une demande pour que ces derniers puissent poursuivre leur travail de sensibilisation et offrir des repas dans certains cas. «On a 65 cuisines collectives en action en Outaouais, mentionne Mme Poirier Defoy. À travers les cuisines collectives, on rassemble des gens qui sont conscients de ce qu’ils vont mettre dans leur assiette.»

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