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06 Septembre 2018

Louis-Charles Poulin - lcpoulin@lexismedia.ca

Les candidats croisent le fer dans Papineau

©La Petite-Nation - Louis-Charles Poulin

Les cinq candidats du comté de Papineau ont débattu sur de nombreux enjeux.

ÉLECTIONS. Les candidats du comté de Papineau se sont rassemblés à Thurso, à la demande d’Équité Outaouais, pour débattre des différents enjeux qui touchent la région.  
Tout les partis étaient représentés, alors qu’Alexandre Iracà (Parti Libéral du Québec), Mathieu Lacombe (Coalition Avenir Québec), Yves Destroismaisons (Parti Québecois), Mélanie Pilon-Gauvin (Québec Solidaire) et même Michel Tardif (Parti Vert), qui s’était fait plus discret jusqu’à présent, se sont prêtés au jeu pendant près de 2h30 de débat le 5 septembre. Équité Outaouais, une organisation citoyenne non-partisane soucieuse d’un financement équitable entre l’Outaouais et les autres régions comparables au Québec, avait préparé quatre thèmes pour encadrer le débat. La santé, l’éducation, l’économie et la justice sociale et groupes communautaires étaient les sujets à l’ordre du jour. Les citoyens, qui étaient une soixantaine à la salle communautaire de Thurso, ont également pu poser leurs questions aux candidats.

La joute oratoire a débuté avec le thème de la santé où plusieurs candidats se sont permis de critiquer les changements apportés dans le réseau par le gouvernement Libéral durant le dernier mandat. «Depuis la réforme Barrette, on manque de personnel en santé à tous les niveaux. C’est important de ramener l’humain au cœur de nos préoccupations », croit la candidate de Québec Solidaire qui souhaite décentraliser les services de soin pour les ramener dans les localités. «J’ai été 30 ans dans le milieu de la santé et j’ai vu passer bon nombre de changements organisationnels. Je peux vous affirmer sans l’ombre d’un doute que la dernière réforme de M. Barrette a été très dommageable pour la population et le personnel», a ajouté M. Destroismaisons du PQ. «Les CLSC ont été vidés de leur ressources en santé mentale. Quand on était juste un CLSC, on n’avait jamais de difficulté à recruter des psychologues. Depuis qu’on est un CISSS, on arrive plus à recruter des psychologues. Comment ça se fait?», se pose comme question le péquiste. Tous les candidats étaient d’accord pour dire que des améliorations devront être apportées en santé au cours du prochain mandat.  

En éducation, un échange entre M. Lacombe et M. Iracà a fait monter légèrement le ton du débat, alors que celui-ci s’est plutôt déroulé sans flammèche. Selon le caquiste, il n’était pas nécessaire de convoquer les médias pour annoncer son appui au projet d’une nouvelle école à L’Ange-Gardien de la CSCV comme l’a fait son rival Libéral. Pour M. Lacombe, il s’agit «d’une évidence» que le prochain député élu va appuyer ce projet pour qu’il se concrétise. M. Iracà répond qu’il était important pour lui de s’engager formellement devant les médias et la population à faire aboutir ce dossier. M. Destroismaisons s’est engagé à être «tenace et harcelant» à Québec pour que de nouvelles écoles voient le jour sur le territoire. M. Lacombe a  aussi souligné que, pour lui, «l’éducation n’est pas une dépense, c’est un investissement», et qu’il aimerait voir davantage de dépistage dès un très jeune âge pour détecter les problèmes d’apprentissages. Tout comme Québec Solidaire, M. Tardif du Parti Vert a proposé d’instaurer la gratuité scolaire à tous les niveaux. Il a aussi parlé d’ajouter plus de cours et formations en ligne et de ne plus demander aux propriétaires de payer les taxes scolaires. L’ensemble des candidats ont aussi parlé de l’importance de créer des milieux de vie attractifs et de nouveaux programmes en région pour que de nouveaux enseignants y viennent pour travailler.

M. Iracà a fait savoir que l’économie était son cheval de bataille. Selon lui, son gouvernement a su bien gérer les finances du Québec dans le dernier mandat. Il a ajouté que le taux de chômage était à son plus bas et que l’économie dans Papineau est «diversifiée et se porte bien». Selon lui, «plusieurs histoires à succès» ont vu le jour dans son comté, dont Fortress, Hexo, Mountain Granite, et ont contribué à créer de nouveaux emplois récemment. «C’est vrai qu’on a beaucoup de monde qui travaillent présentement, mais malheureusement ce sont des emplois qui sont précaires», a mentionné Mme Pilon-Gauvin. Québec Solidaire, le Parti Québécois et le Parti Vert ont indiqué qu’ils s’engagent à augmenter le  salaire minimum à 15 $ de l’heure s’ils se retrouvent au pouvoir dans le but d’améliorer les conditions des travailleurs.

Les transports dans le comté de Papineau ont attiré beaucoup l’attention lors du débat, alors que les candidats s’engagent à être «des alliés du transport», comme l’a dit M. Lacombe. Il a été question du Rapibus de la STO, de l’autoroute 50 et surtout de la nécessité de permettre aux bénévoles qui œuvrent au sein d’organismes communautaires de pouvoir assurer le transport de citoyens sur le territoire, malgré l’adoption du projet de loi 100 à l’assemblée nationale. M. Iracà a fait savoir qu’il serait intéressé à la réalisation d’un autobus électrique pour favoriser les déplacements dans son comté. Il croit que ce serait «une solution viable et réalisable.»

Papineau

©La Petite-Nation - Louis-Charles Poulin

Les logements abordables, les services sociaux, les évasions fiscales, les inégalités sociales et l’accompagnement des jeunes entrepreneurs sont également quelques-uns des autres sujets qui ont été abordés par les cinq candidats.

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