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15 février 2019

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

Hausse importante des demandes d’aide

Mie de l'Entraide

Mie de l'entraide

©Le Bulletin-Archives

Les demandes d’aide auprès de la Mie de l’Entraide pourraient atteindre le double en 2018-2019 par rapport à l’année précédente.

La semaine dernière, les résultats du Bilan-faim, une étude nationale portant sur le recours aux banques alimentaire ont été dévoilés, démontrant notamment que  356 970 personnes ont recours aux banques alimentaires au Québec.

Dans le secteur de la Basse-Lièvre, c’est la Mie de l’Entraide qui offre des dépannages alimentaires aux personnes dans le besoin. Et les chiffres ne sont pas très réjouissants, mentionne la coordonnatrice, Nathalie St-Amour. «Ça a malheureusement augmenté, souligne-t-elle. C’est pratiquement le double. C’est énorme comme chiffre.»

Les statistiques de l’organisme couvrent d’avril à mai. En 2017-2018, 2227 personnes avaient demandé de l’aide dans le secteur. Même si l’année n’est pas encore terminée, les derniers chiffres compilés, qui couvrent d’avril à novembre, démontrent déjà une hausse avec 3602 personnes aidées. Si la tendance se maintient, c’est plus de 5400 personnes qui auront demandé de l’aide à la Mie de l’Entraide en 2018-2019.

«Des statistiques comme ça, ça me fait quasiment peur, reconnaît Mme St-Amour. Mon objectif, c’est de diminuer les demandes, pas de les augmenter.»

Travail d’équipe

La situation n’est pas rose, indique la coordonnatrice. Il y a plusieurs personnes qui se présentent après avoir perdu leur emploi ou avoir eu un accident. «J’en ai beaucoup dans les derniers temps.»

Face à cette situation, ce n’est pas seulement les organismes d’aide alimentaire qui peuvent faire quelque chose. C’est un travail d’équipe qui doit se faire avec le bénéficiaire et d’autres organismes.

«Dès le premier dépannage, on commence déjà à travailler avec le client. On est une porte d’entrée parmi tant d’autres, mais on est une porte d’entrée pour amener ces gens-là à demander de l’aide.»

Par contre, la hausse des demandes donne beaucoup de travail à l’organisme et diminue la possibilité d’accompagner ces gens. «Je suis seul comme employé rémunéré présentement. J’ai aussi des anges. Des bénévoles, des stagiaires qui sont présents pour aider.»

Mais elle ne cache pas qu’avec plus de personnels, l’organisme serait en mesure d’accompagner mieux les gens, de les aiguiller vers les autres services plus facilement pour les aider à s’en sortir. «Ça demande beaucoup d’énergie, beaucoup de temps.»

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