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17 février 2019

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

Trapper le castor pour éviter des ennuis

castor

©Gracieuseté

Comme plusieurs municipalités de la région, Notre-Dame-de-la-Salette a donné un contrat à un trappeur pour s’occuper des castors. Un travail fait avec des règles strictes et pour la bonne cause, indique Claude Raby qui occupe cette fonction à la municipalité.

Grand amateur de bois et de barrage, les castors font des travaux le long des cours d’eau qui peuvent avoir des impacts sur les municipalités, en particulier sur l’état des chemins.

«Ils vont bloquer les calvettes qui sont en dessous des chemins, souligne Claude Raby. Ça va inonder le chemin et tout l’éroder. Notre but c’est d’empêcher l’érosion des chemins, empêcher des inondations ou encore le lavage des chemins qui causent beaucoup de dommage. Il y a tellement de castors que ça devient nuisible à certains endroits.»

C’est pourquoi le trappeur a le rôle de «régulariser» le nombre de castors aux différents endroits, explique Claude Raby. «Le but, ce n’est pas de tous les enlever. C’est de régulariser la population.»

En même temps, les trappeurs doivent être prudents avec leurs actions parce que ça peut avoir des impacts négatifs. «On essaye de ne pas défaire ses barrages, sauf si on est obligé, parce qu’on peut créer des inondations. Il faut être très prudent.»

Pour réussir à attraper les castors, les trappeurs doivent poser différents pièges, souvent sur des terrains privés. «On demande la permission pour aller sur le terrain. On installe ça pour être sécuritaire, pour ne pas attraper d’animaux de compagnie.»

«Souvent, ce que moi je fais, c’est que je vais y aller le soir pour les poser et je vais y retourner tôt le matin et je vais les enlever pour pas qu’il y ait d’animaux de compagnie qui aille dedans.».

Territorial

Même si l’objectif premier pour Claude Raby n’est pas de tuer les animaux capturés, c’est finalement ce qui est le résultat final. Mais ce n’est pas vraiment un choix, souligne-t-il.

«On a essayé de les déplacer, mais ils se font attaquer par les autres castors et ils se font tuer. C’est très territorial un castor. Et le nouveau venu ne fait pas partie de la gang.»

En trappant durant la zone de trappe, du 18 octobre au 22 mars, les trappeurs peuvent revendre pas mal toutes les parties du castor pour différentes utilisations. «On n’a pas le choix de les tuer. C’est pour ça qu’on essaye de trapper dans le temps de la trappe pour utiliser les choses. On ne perd pas grand-chose du castor.»

Parce que si le castor est attrapé en dehors de la zone de trappe, pendant la déprédation, il n’y a rien que le trappeur peut faire sauf enterrer l’animal.

Toutefois, il y a des règles précises pour le trappage à l’extérieur des zones de trappes et des permissions sont nécessaires. Pour son travail avec Notre-Dame-de-la-Salette, Claude Raby devra poursuivre son trappage ce printemps. Il devra s’entendre auparavant avec les gens de la faune. «Il faut contacter les gardes-chasses, parler avec eux. Ça prend un papier.»

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