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09 mars 2019

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

Un déjeuner pour contrer la violence conjugale

Déjeuner maison des 2 Vallées

©Le Bulletin-Archives

Pour une 7e année, la Maison d’hébergement pour Elles des Deux-Vallées et le LaLa Bistro s’unissent pour offrir un déjeuner au profit de l'organisme aidant les femmes victimes de violence conjugale.

Le 13 mars, de 7h à 11h, les gens peuvent donc se rendre au restaurant de Buckingham pour profiter d’un des quatre déjeuners offerts en échange d’une contribution volontaire pour l’organisme qui dessert les territoires de la Vallée-de-la-Lièvre et de la Petite-Nation.

 «C’est important ce partenariat pour nous, indique la directrice, Annick Brazeau. Que des entrepreneurs nous donnent une place comme ça, ça veut dire beaucoup.»

L’organisme amasse environ 2000$ chaque année grâce à ce déjeuner-bénéfice. Mais ça lui permet surtout de faire la promotion de ses services et de parler de violence conjugale, sous différentes formes. «C’est beaucoup de visibilité pour nous. C’est important pour la communauté de faire connaître notre organisme aux personnes qui vont venir déjeuner.»

Adolescentes

Cette année, le thème du déjeuner sera la violence vécue par les jeunes dans les premières relations amoureuses. Beaucoup de jeunes filles vivent des situations difficiles, mais peu en parlent.

Selon des chiffres de l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire réalisée en 2010-2011 auprès d’un échantillon de 64 196 élèves du secondaire, 24,8 % des garçons et 35,9 % des filles ont été victimes d’au moins un épisode de violence, alors que 16,7 % des garçons et 32,2 % des filles en ont perpétré au moins un. Plus du tiers des filles et des garçons victimes ont vécu deux ou trois formes de violence dans les relations amoureuses.

«Il y a beaucoup de jeunes qui vivent de la violence dans leur relation amoureuse et les parents sont parfois un peu moins outillés, souligne Annick Brazeau. Nous, on va dans les classes. On rencontre aussi beaucoup de jeunes filles dans l’école quand une travailleuse sociale a identifié que cette fille-là vivait de la violence.»

Les parents et les amis restent les premières personnes en mesure de détecter ces situations. Le fait d’en parler peut amener les gens à être plus attentifs. «Au déjeuner, ça va être plus des travailleurs, des personnes à la retraite et des partenaires qui sont là. On veut utiliser ce temps-là pour les sensibiliser, leur dire qu’il y a des adolescents dans leur entourage et que c’est important d’aborder le sujet de la violence avec eux et de les référer à nous en cas de besoin.»

C’est d’autant plus important que ça pourrait définir leur vie. «Ce sont leurs premières expériences qui dictent un peu ce qui va se passer dans leur avenir et on ne veut pas qu’ils en vivent des mauvaises.

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