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15 mai 2019

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

Hausse du taux de diplomation à la CSCV

La situation chez les garçons toujours difficile

Éric Antoine

©Le Bulletin-Yannick Boursier

Le taux de diplomation de la Commission scolaire au Cœur-des-Vallées continue sa progression en général, mais du travail reste à faire pour la diplomation des garçons.

Le ministère de l’Éducation a publié dans les dernières semaines les statistiques de diplomation pour toutes les commissions scolaires après l’année scolaire 2017. Pour la CSCV, 73% de la cohorte de 2010 avait obtenu son diplôme à la fin de 2017, soit au bout de la période de sept ans qui est considérée pour le taux de diplomation.

Il s’agit d’une hausse de 2% par rapport au résultat de l’année précédente. La CSCV maintient aussi son écart avec la moyenne de l’Outaouais qui est de 75,3%, elle aussi en hausse de 2% depuis l’année précédente.

Pour le président de la CSCV, Éric Antoine, cette progression est en lien avec les attentes de la commission scolaire. Cette dernière a présenté l’an dernier son Plan d’engagement vers la réussite qui prévoit atteindre 80% de diplomation avant 20 ans pour 2022-2023.

«Notre visée à long terme, c’est 80%, a indiqué M. Antoine. La hausse de 2% va dans ce sens-là. Moi j’ai espoir qu’au cours des trois ou quatre prochaines années, avec tout ce qu’on met en place, on va pouvoir atteindre ce 80%-là.»

Dans ce PEVR, la CSCV a proposé plusieurs mesures, notamment pour travailler sur la littéracie le plus tôt possible. Il faudra du temps avant de voir les impacts de ces mesures dans les chiffres, souligne le président de la CSCV.

«Je ne serai peut-être même plus ici pour voir les bienfaits. Mais on prend cet engagement-là parce qu’on a cette responsabilité sociale. Même si ce n’est plus moi qui suis là dans 15 ans, j’aimerais ça voir que ma communauté s’améliore.»

Ce dernier s’inspire de ce qui se passe de l’autre côté de la rivière des Outaouais pour croire que les mesures prises auront du succès à la longue. «Pour plusieurs mesures, on peut se comparer à l’Ontario. Les résultats sont au rendez-vous, mais c’est à cause qu’ils ont commencé il y a une quinzaine d’années. Si on compare avec ce qui s’est passé en Ontario, ça nous donne raison de croire qu’on va atteindre ces chiffres ambitieux.»

Garçons

Si le chiffre global est en hausse, la situation est un peu différente quand on regarde les chiffres pour les garçons et les filles. Le taux de diplomation chez les filles est passé de 71,6% à 78,7% en un an. Mais celui des garçons a chuté de 70,5 à 68,2 pendant la même période.

La situation des garçons à l’école a toujours été plus préoccupante. Différentes mesures sont mises en place pour tenter de les garder accrochés à l’école. « Il y a bien des outils qui peuvent nous venir en aide, comme le parascolaire ou faire bouger les garçons davantage pour créer ce sentiment d’appartenance envers l’école», affirme Éric Antoine.

«Des fois, la matière proprement dite est plus difficile chez les garçons, mais si on enveloppe ça d’incitatif pour les garder accrocher, les garder avec nous, leur donner le goût de continuer, c’est ça qui est la recette.»

«On mise beaucoup sur le parascolaire, ajoute le directeur général de la CSCV, Daniel Bellemare. L’an prochain, on s’en vient avec un programme de hockey à ESHG. Du côté de LJP, on a une option qui vise l’entrepreneuriat qui est elle aussi populaire chez les garçons.»

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