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05 juillet 2019

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

Pour le simple plaisir de tirer

Club de tir de l'Outaouais

Club de tir de l'Outaouais

©Le Bulletin-Yannick Boursier

C’est pour le plaisir du sport que nous avons testé le tir sur cibles.

Je ne suis pas chasseur. Je ne suis pas non plus un grand amateur d’arme à feu. Ma seule exposition des armes vient des films d’action. Par contre, j’avais toujours eu l’idée d’essayer un jour de tirer avec une arme. Ce que j’ai pu faire dernièrement dans le cadre d’une visite au Club de tir de l’Outaouais.

En compagnie des propriétaires, Pierre Pharand et Yves Charron, j’ai pu manier plusieurs calibres, après avoir eu une petite formation sur le maniement de l’arme. Parce que la sécurité est la base de tout.

Le club est d’ailleurs accrédité pour donner les formations pour les gens qui veulent avoir leur permis pour les armes. Il y a la théorie et la pratique. Mais les participants ont beau avoir obtenu d’excellentes notes à un et à l’autre, s’ils ne sont pas capables de manipuler l’arme de façon sécuritaire lorsqu’ils sont au stand, ils n’ont pas de chance de passer.

Des cibles

La première chose que m’explique Yves, en me présentant les différentes armes qu’on va tester (9mm, 38 spécial et 357 magnum), c’est que ça ne se passera pas comme dans les films.

«Quand tu vois le policier à terre, tirer sans vraiment regarder sur un fil pour que ça tombe sur un hélicoptère (une scène de Marche ou Crève : vengeance définitive), tu vas comprendre que c’est du cinéma.»

Je m'essaye donc sur des cibles à 7, 10, 15, 20 et 25 mètres. Bien sûr, plus on s’éloigne, plus le degré de difficulté augmente. Quoique lors de mon premier essai à 25 mètres, j’ai eu plus de succès qu’à 20 mètres… un coup de chance certainement.

Pendant près de deux heures, j’ai donc eu la chance de m’essayer avec ces différentes armes. Avec des cibles immobiles, mais aussi avec des cibles mobiles en vidant mon chargeur avant que la cible atteigne les 7 mètres.

Mais tout ce temps, tout ce dont on parlait, c’était de la cible, du plaisir de tirer, du recul moins important qu’on aurait pu s’y attendre avec ce genre d’armes. Sauf quand on est arrivé à la fin avec le 357 magnum. Une arme à six coups comme on voit dans les westerns. Avec lui, tu le sens le recul quand tu tires.

Il n’y avait pas de discussions sur les meurtres, l’utilisation d’une arme pour se défendre ou pour tirer sur quelqu’un. Ce n’est pas pour ça que les deux hommes ont ouvert ce champ de tir intérieur.

«On avait un club de chasse et pêche à Masson-Angers, indique Pierre Pharand. On a commencé à s’intéresser aux armes de poing. On a fait l’entraînement à Mont-Laurier. C’est loin pour s’entraîner. On a commencé à regarder la possibilité de construire une place dans la région.»

C’est le plaisir du sport qui doit primer au champ de tir, indiquent les deux hommes. «Ici, c’est du tir à la cible qu’on fait, souligne M. Pharand. On n’est pas des mercenaires. On n’a pas de cibles humaines. On ne veut pas de ça.»

C’est l’expérience que j’ai vécue pendant près de deux heures. J’ai découvert que le tir sur cible peut être un sport pratiqué dans le plaisir.

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