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15 août 2019

Alex Proteau - aproteau@lexismedia.ca

Arrosage: Un règlement loin d’être compris

Des constats sont émis à ceux qui ne le respecte pas

Arrosage Buckingham

©Alex Proteau-Le Bulletin

Guilain Isungi Basanga a tout un mandat. Celui-ci doit passer dans la partie Est de Gatineau afin de donner des avis aux gens qui arrosent leur terrain à des temps spécifiques.

 

Guilain Isungi Basanga a tout un mandat. Celui-ci doit passer dans la partie Est de Gatineau afin de donner des avis aux gens qui arrosent leur terrain à des temps spécifiques.

Le règlement en vigueur du 1er mai au 30 septembre comprend quelques particularités. Les adresses paires ont le droit d’arroser mécaniquement entre 3h et 5h les mardis, jeudis et samedis, alors que les adresses impaires elles peuvent aux mêmes heures les mercredis, vendredis et dimanches. Personne ne peut arroser les lundis.

L’homme patrouille à diverses heures dans la journée à travers différents quartiers soit Gatineau Est, Buckingham et Masson. À l’heure actuelle, M. Basanga stipule que le nombre d’avis donné quotidiennement varie. «Des fois, on peut donner jusqu’à 10 et des fois 25 avis par jour.»

Même s’il est constamment sur les routes, celui-ci bénéficie d’un grand coup de main avec le 3-1-1. «La plupart du temps, les gens qui appellent, ce sont des gens à qui nous avons émis des avis d’infraction. La personne n’est pas contente, alors elle se met en mode espion», affirme M. Basanga.

EXCUSES

 

Avis arrosage

©Alex Proteau- Le Bulletin - Le Bulletin

L’avis d’infraction est pour signifier au citoyens qu’un constat lui sera acheminé par la poste

Des excuses, il en entend. Questionné à savoir quelle est la plus populaire, il n’hésite pas un instant. «Les gens me disent : ah je ne savais pas. On l’entend tous les jours. La plupart du temps, les gens le savent, mais ne veulent pas payer.»

La municipalité de Gatineau a déjà donné des avis en avril. Questionné à savoir si les gens arrosaient leur neige afin de la faire fondre, celui-ci a répondu simplement: «ça dépend, mais oui.»

La ville de Gatineau s’est dotée de cette règlementation en 2009 en grande partie afin de limiter l’utilisation d’eau potable. Elle a déjà obtenu des périodes d’interdictions d’arrosage en 2008 et en 2016. «La plupart du temps, on explique aux gens qu’à Ottawa, les gens payent pour avoir de l’eau potable. Ici, on est chanceux, on a de l’eau potable gratuite sans payer un montant. On est chanceux au Québec, mais ça ne nous donne pas le droit d’en abuser quand même», soutient M. Basanga.

Celui-ci émet un avis alors qu’il voit la pelouse arrosée lors des journées interdites selon l’adresse civique. 

Selon le règlement numéro 482-2009 concernant l’utilisation d’eau potable sur l’ensemble du territoire de la ville de Gatineau, quiconque contrevient à l’une des dispositions du règlement commet une infraction et est passible, pour une première infraction, d’une amende minimale de 200 $ si le contrevenant est une personne physique, et de 500 $ si le contrevenant est une personne morale. Le montant est doublé lors de récidive.

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