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13 septembre 2019

Alex Proteau - aproteau@lexismedia.ca

De la ceinture jaune au Championnat du monde

Karaté Sunfuki

Karate Sunfunki

© - Le Bulletin

De gauche à droite, Kyoshi Pierre Saulnier, Sempaï Sandra Fournier et Shihan Nicolas Saulnier lors des Championnats Canadiens WKC 2019 à Gatineau.

Du karaté, Sandra Fournier en mange. En fait, si elle le pouvait, probablement qu’elle le ferait. Cet amour pour cette branche des arts martiaux aura probablement changé sa vie.

 

Propriétaire de l’école de karaté Sunfuki à Buckingham, la jeune femme a récemment obtenu son laissez-passer pour les Championnats du monde WKC de karaté qui se dérouleront à Niagara Falls du 2 au 8 novembre. Un événement difficilement prévisible pour la jeune mère.

 

Après avoir vécu à Montréal pendant quelques années, Sandra décide de se mettre au karaté avec son mari Manuel Gendron et son premier enfant. Dès la première routine terminée, elle développe un plaisir pour cette nouvelle activité. «C’était rendu ridicule. Je voulais toujours et toujours être dans le dojo, confie-t-elle. C’était tellement intense. Ça a été comme quand on a un coup de foudre.»

 

Passionnée, elle et son mari décident de se partir une école de karaté à Buckingham (Karaté Sunfuki), alors qu’elle possède une sa ceinture noire.

Rapidement, son entraineur (Kyoshi) Pierre Saulnier constate que Sandra possède un talent dans la discipline et la convainc de faire des compétitions. «Au début, je trouvais que c’était beaucoup d’investissement avec l’école et les enfants. Finalement, j’ai décidé de relever le défi un peu nuancé, mais je voyais que j’avais des bons résultats», soutient-elle.

 

À sa première compétition provinciale, elle se classe dans toutes les catégories. Cette bonne performance lui a donné la chance de se qualifier pour les championnats canadiens, ce qu’elle a réussi dans deux catégories, soit l’Open de Bo (extrême) et le Sparring, en terminant respectivement 4e et 2e.  

Lorsqu’on lui demande quels sont ses objectifs quant à la compétition du mois de novembre, celle-ci est franche. «On y va pour la médaille d’or, même si c’est difficile. On ne s'en va pas là pour perdre. Je vais donner mon maximum. Peu importe la position que je vais avoir je vais être fier de moi», révèle Sandra.

 

Faux sacrifices

Lors de la saison estivale, Sandra et son conjoint doivent en faire beaucoup avec le camp de jour. Pour garder (améliorer) sa condition physique, son réveille-matin est programmé à 5 h. «Je prends une compote de pomme et je m’en vais courir 11 ou 15 kilomètres», affirme-t-elle en toute humilité. Aussitôt l’entrainement matinal terminé, douche, repas pour la journée et elle se dirige à l’école de Karaté Sunfuki où elle y fait un camp de jour. Au total, celle-ci passe entre 3 et 5 h par jour à sa passion.

La fin de semaine, elle passe du temps en famille… et aux dojos. Elle se rend une fois au Dojo à Lachute pendant deux heures avec son Shihan Nicolas Saulnier et une fois à Sainte-Marthe-sur-le-Lac avec Pierre Saulnier pour une durée de 120 minutes. Sans oublier son heure avec son entraineuse de mise en forme Natasha Bertrand. Une routine, qui l’amènera au pays de l’Oncle Sam dans un peu plus de deux mois.

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