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30 septembre 2019

Communiqué Outaouais - redaction.outaouais@lexismedia.ca

Le ministre transmet l'ordonnance à Énergie Brookfield

Poissons morts dans la rivière des Outaouais

poissons morts

©Le Bulletin-Yannick Boursier

Le ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques,  Benoit Charrette, a transmis une ordonnance à Énergie La Lièvre S.E.C. et à Services Énergie Brookfield inc., en vertu de la Loi sur la qualité de l'environnement (LQE), concernant les épisodes de mortalité de poissons survenus dans la rivière du Lièvre et la rivière des Outaouais.

L'ordonnance exige qu'Énergie La Lièvre S.E.C., propriétaire des installations, et Services Énergie Brookfield inc., exploitant de la centrale hydroélectrique  Masson, mettent en œuvre plusieurs actions en vue de corriger la situation et de limiter les risques de mortalité des poissons.

Le ministre ordonne ainsi que la centrale soit exploitée de manière à limiter les risques de sursaturation en gaz dissous dans l'eau rejetée à l'exutoire de celle-ci dans la rivière du Lièvre. Une étroite surveillance de la situation doit être effectuée en permanence notamment, en installant  une sonde de mesure de saturation de gaz dissous pour assurer un suivi en continu. Le ministère devra être avisé sans délai de tout niveau de saturation en gaz dissous dépassant un seuil jugé critique pour la faune aquatique.

De même, les entreprises doivent mandater un expert reconnu afin qu'il effectue une étude permettant de documenter les conditions d'exploitation du barrage Rhéaume et de la centrale Masson susceptibles d'occasionner le phénomène en cause. Cette étude, qui devra être déposée au ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), devra proposer des recommandations sur les mesures et modalités permanentes d'exploitation, identifiées par l'expert, qui limiteront les risques de sursaturation en gaz dissous. Ces recommandations devront ensuite être mises en œuvre et respectées.

En plus de la présente ordonnance, le MELCC a aussi amorcé une enquête pénale en vue de déterminer si des poursuites seront intentées en lien avec l'exploitation de la centrale hydroélectrique  Masson.

Commentaires

2 octobre 2019

Pierre-Jules Lavigne

Comment se fait-il que le lit de La Lièvre soit encore totalement à sec en aval du barrage de Buckingham en 2019 ? Depuis plus d'un sciecle des barrages privés empêchent tout lien hydrolique entre cette rivière et la rivière des Outaouais. Droits acquis.!!! Une expropriation et une restauration des frayères d'esturgeon en autres s'imposent. Nul part ailleurs au Québec une tel situation digne du 19 sciecle perdure. Évidement les rejets des entreprises ne peuvent se diluer dans une rivière sans eau d'où les mortalités observées. Quand les élus de l'Outaouias réagiront-ils face à ce scandale éhonté et demander une restauration du cours d'eau et un débit réservé pour que les mécanismes naturelles hydroliques et lacustres soient maintenus.

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