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10 janvier 2019

Louis-Charles Poulin - lcpoulin@lexismedia.ca

Le président de la CSCV se dit «inquiet»

Promesse de la CAQ d’abolir les commissions scolaires

CSCV

©La Petite-Nation - Louis-Charles Poulin - Le Bulletin

INQUIÉTUDE. Le président de la Commission scolaire au Cœur-des-Vallées, Éric Antoine, se dit de plus en plus «inquiet» face à l’éventualité où les commissions scolaires seraient abolies par le gouvernement caquiste.

Cette éventualité se fait de plus en plus entendre autour de la table du conseil des commissaires qui craignent les conséquences que pourrait avoir la fin des commissions scolaires telle que nous les connaissons.

«Je suis inquiet. Comment les gens vont adresser les insatisfactions et comment on va faire pour apporter des améliorations? J’ai l’impression qu’on va rentrer dans un système de compétition où les écoles un petit peu plus éloignées vont être laissé pour compte. J’ai un souci pour ces gens-là des petits milieux qui sont plus éloignés des centres urbains», commente M. Antoine.

«J’y crois à la gouvernance scolaire. Les coûts sont moins élevés qu’au municipal. Il n’y a aucune raison de toucher aux structures. Ça n’avantage pas les services aux élèves. C’est là-dessus qu’on devrait se concentrer», croit M. Antoine.

Pour finir, il se dit «prêt à faire n’importe quoi» pour défendre l’importance de conserver les commissions scolaires qui donne des résultats concrets à son avis. «Si combat il doit y avoir, je serai au rendez-vous», promet-il.

«C’est l’engagement qu’on a pris»

Le député de Papineau et ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, répond que l’intention d’abolir les commissions scolaires pour les transformer en centre de services «ne sort pas d’un chapeau» et «n’est pas une surprise pour personne», alors que le sujet a été abondamment discuté par son parti. «Je comprends que ça ne fait pas l’affaire des élus scolaires, mais c’est l’engagement qu’on a pris. Je vous dirais que sur le terrain, moi je sens que c’est accueilli positivement.»

«La différence majeure c’est qu’il n’y aura plus d’élections scolaires. Les taux de participation étaient anémiques et ça coûte cher. On va prendre cet argent-là et l’investir directement dans les écoles pour rapprocher le centre de décisions vers les gens qui connaissent les élèves par leur prénom et vers les gens qui sont sur le conseil d’établissement qui vont pouvoir prendre les meilleures décisions pour les écoles qui vont continuer à être épauler par des centres de services pour le partage de certaines ressources», explique M. Lacombe.

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