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26 décembre 2019

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

Le renforcement positif des animaux, une aide pour la thérapie ?

Centre équestre

©Le Bulletin-Yannick Boursier

Est-ce que les animaux entraînés grâce au renforcement positif peuvent apporter plus de support aux gens ? C’est ce que cherchera à déterminer Cindy Drouin dans le cadre d’un projet-pilote qu’elle débutera au Centre équestre Foulée d’espoir en janvier.

Vétérinaire, Mme Drouin étudie pour sa maîtrise et c’est dans ce cadre qu’elle a décidé de lancer ce projet-pilote qui se fera dans l’établissement de L’Ange-Gardien, propriété de sa fille Ariane Dulac.

«Le but du projet de la recherche, c’est de déterminer si le fait que les chevaux soient entraînés en renforcement positif versus ce qu’on fait d’habitude en renforcement négatif ça améliore leur bien-être et si ça peut permettre d’améliorer la thérapie qu’on fait avec les enfants», explique Ariane Dulac.

Présentement, beaucoup d’endroits utilisent la méthode standard pour l’entraînement des chevaux. Par exemple, la répétition de geste que le cheval n’apprécie pas jusqu’à ce qu’il le fasse sans réaction. Ou en serrant les jambes pour faire avancer le cheval. La méthode positive consiste à récompenser le cheval pour avoir bien agi. Une méthode souvent utilisée avec les chiens, entre autres.

Bien-être

L’impact recherché en testant cette méthode est de voir comment les différentes approches peuvent influencer le travail thérapeutique du cheval. Pendant 10 semaines, le projet-pilote va se tenir avec un groupe de jeunes enfants vivant avec un TDAH.

Lors de cinq de ses thérapies d’une heure, le cheval aura le renforcement positif et pendant les cinq autres, ce sera la méthode standard. «Est-ce qu’améliorer le bien-être de l’animal dans le cadre de la thérapie, ça aide la thérapie ou pas ? Si l’animal se sent mieux, est-ce que l’enfant va se sentir mieux?»

Le comportement des chevaux sera donc examiné pendant ces leçons et des appareils ECG seront aussi installés sur le cheval avant, pendant et après la thérapie pour mesurer son taux de stress.

Le résultat de ce projet-pilote pourrait avoir plusieurs retombés intéressants par la suite, estime Ariane Dulac. D’abord en améliorant la thérapie. Mais aussi en ouvrant la porte à plus de recherche sur d’autres aspects de la santé vétérinaire.

«Dans la santé publique vétérinaire, on parle beaucoup de maladie transmissible vers les humains. Mais ma mère veut tenter de démontrer un peu plus le côté positif de la santé vétérinaire, pas juste la maladie. Elle veut déterminer si le fait que les animaux sont mieux ça peut améliorer la santé chez les humains.»

Pour sa part, Ariane Dulac est confiante de voir des bons résultats. Depuis quelques semaines, en préparation pour ce projet-pilote, elle a commencé des séances de renforcement positif avec ses chevaux pour les habitués. Elle voit de bons résultats et souvent un changement plus rapide du comportement du cheval qui souhaite obtenir sa récompense.

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